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L’écrivain et son bureau

Jeudi 18 mars 2010

Nous connaissons les écrivains au travers de leurs écrits. C’est logique puisque le propre de l’écrivain est de transmettre une histoire, des émotions et des réflexions via des mots.

La force de l’écrivain, c’est d’arriver à projeter le lecteur dans un univers qui lui est propre sans forcément livrer les détails de sa vie privé. Et si l’on souhaite découvrir une partie de cette intimité, quel endroit résume le mieux la personnalité de l’auteur ? Son bureau.

Parce que c’est le lieu de la création, là où les idées se transforment en phrases, c’est surtout l’endroit où l’écrivain passe le plus de temps. Se créé un lien intime avec cette pièce, ce mobilier.

Il y a bien sûr plusieurs styles, l’ordonné - comme Raymond Queneau dans cette interview - et l’abscisse le bordélique - voir Cabu vers la fin de cet article. À l’époque de la plume et même de la machine à écrire, les feuillets par dizaines pouvaient joncher le sol. De nos jours, avec l’ordinateur, tout n’est pas systématiquement imprimé et le projet, dématérialisé, prend moins de place. Reste que généralement, les écrivains aiment s’entourer de livres et avec le temps, ça a tendance à déborder des bibliothèques !

Il est parfois possible de découvrir l’environnement dans lequel l’artiste a vécu et créé. Je vous propose une visite dans l’intimité d’auteurs célèbres via un aperçu de leurs bureaux. Lire le reste de cet article »

De Dracula à Twilight

Jeudi 14 janvier 2010

S’il est un genre à la mode en ce moment, c’est bien les romans sur le vampirisme. Il suffit de regarder la liste des meilleures ventes de livres de la Fnac pour remarquer que parmi les cinquante titres en tête de peloton, pas moins de treize romans parlent des vampires. Mais qui dit mode ne dit pas forcément nouveauté. En effet, la mode est faite pour revenir, encore et encore, comme un cercle sans fin.

Les premiers écrits faisant référence à ces êtres sanguinaires remontent au XVIIIème siècle. En 1748, le poète allemand Heinrich Augustin von Ossenfelder a écrit un poème resté célèbre depuis, Der Vampir. Un demi-siècle plus tard, Goethe fait référence à un être ni tout à fait vivant, ni tout à fait mort et qui boit du sang dans La fiancée de Corinthe. En 1819, ce thème est un peu plus présent grâce aux ouvrages des français Charles Nodier et Théophile Gautier.

Mais le premier ouvrage à proprement parler, celui qui a marqué tous les esprits en décrivant précisément les vampires, est Dracula de Bram Stocker. Ce livre sort un siècle après l’écrit de Goethe, à la toute fin du XIXème siècle. En pleine période de déclin de l’époque victorienne, la Grande-Bretagne est sujet à la terreur - Jack l’Éventreur ayant fait trembler dans les chaumières quelques années auparavant. Le récit du Comte Dracula trouve facilement sa place dans ce contexte. Lire le reste de cet article »