The Art of Monsters, Inc

Après vous avoir parlé des bêtisiers présents dans les films des studios Pixar, j’ai eu envie de me replonger dans l’univers de l’un d’eux.

Aujourd’hui, intéressons-nous à l’univers de Monstres & Cie. Réalisé par Pete Docter, à qui l’on doit les scénarios de la saga Toy story ainsi que Là-haut, il s’agit du 4ème long-métrage des studios.

Pour résumer l’histoire en quelques mots, si jamais l’un d’entre vous n’a jamais eu la chance de voir ce film, l’action se déroule à Monstropolis. Dans cette ville composée de toutes sortes de monstres, l’énergie indispensable à son bon fonctionnement est en train de manquer. L’électricité et le nucléaire n’ont pas leur place ici, non, l’énergie est générée à partir des cris des enfants vivant sur Terre. Pour la récolter, des employés de l’usine de traitements de cris d’enfants, vont effrayer les bambins une fois la nuit venue. Pour se faire, ils passent à travers l’une des 6,2 millions de portes qui donnent accès directement aux chambres d’enfants.

Le héros, aux yeux des habitants, est Sulli, un grand monstre tout bleu qui arrive à effrayer un nombre incroyable d’enfants. Il est coaché par Bob, un cyclope vert, assistant de stress. Mais forcément, quand une petite fille, Bouh, pénètre par accident dans le monde des monstres, c’est la panique. Il serait mortel de toucher un humain, voilà pourquoi en réalité se sont les monstres qui ont peur des enfants !

Une petite piqûre de rappel avec la bande-annonce :

À l’origine de cette histoire, il y a une idée ingénieuse du réalisateur Pete Docter. C’est en 1994 qu’il en fait part à l’équipe de Pixar, John Lasseter, Andrew Stanton et Joe Ranft. Bien évidemment, l’idée originale diffère pas mal du résultat final mais l’univers était déjà là : il s’agissait d’un trentenaire en proie à des attaques de monstres sortis tout droit d’un cahier dans lequel il avait dessiné enfant. Chaque monstre étant associé à une peur, il fallait outrepasser celle-ci pour voir le monstre en question disparaître.

L’histoire a bien évolué pour se centrer sur le monde des monstres. Avant d’être la “terreur d’élite”, Sulli avait été pensé comme étant concierge de l’usine Monstres & Cie. Ça n’est qu’en 1998 que le personnage de Bob, l’assistant, apparaît pour la première fois dans le scénario. Finalement, le film tel qu’on le connaît est arrivé sur nos écrans en 2001.

Tout au long de la pré-production, Pete Docter a pu compter sur une équipe composée de talentueux illustrateurs. Ainsi, une multitude d’univers et de personnages ont été envisagé pour en arriver à ce résultat. Grâce à l’ouvrage The Art of Monsters, Inc, on peut découvrir la majeure partie des travaux préparatoires et ainsi apprécier davantage ce projet.

Je vous propose de jeter un œil au contenu de ce document indispensable à tous fans qui se respecte. Ce livre n’existe qu’en version anglaise mais l’essentiel ça n’est pas tant le texte que les images. Au passage, le graphisme de la couverture du livre me fait penser aux personnages du livre pour enfants de Maurice Sendak, Max et les maximonstres.

Les dessins sont volontairement très différents puisqu’il s’agit de recherches graphiques, chaque artiste utilisant différents procédés allant du pastel à l’encre en passant par l’aquarelle. Ces travaux sont, dans le désordre, de Jill Culton, Jeff Pidgeon, Ralph Eggleston, Lou Romano, Harley Jessup, Joe Ranft, Max Brace, Dominique Louis, Tia Kratter,…

Commençons par la création des personnages :

Sulli

Pour ce personnage, les studios Pixar ont du créer de nouveaux programmes afin de gérer la fluidité et les ombres des 2 320 413 poils.

Bob” (toujours aux côtés de Sulli)

Bouh

Les monstres sont très variés et certains me font penser aux peluches Ugly Doll.

Les deux derniers dessins sont de Lou Romano dont le style se rapproche de celui d’Amanda Visell, illustratrice de talent ayant entre autre travaillé pour les studios Disney.

Le logo de l’usine Monsters, Inc est presqu’à lui tout seul un personnage.

Alors que certains se sont concentrés sur la création des personnages, d’autres artistes ont eu en charge d’imaginer les vingt deux décors présents dans le film. Il y a avant tout des scènes dans l’usine, dont celle avec les portes menant aux chambres d’enfants et qui défilent par centaines de milliers.

On voit aussi les chambres ainsi que des plans dans la ville de Monstropolis. Une multitude de situations ont été mises en scène mais toutes ne figurent pas dans le film.

En arrivant à l’étape de l’animation, le studio a été confronté à des difficultés qui l’ont incité à créer de nouveaux logiciels encore plus performants afin de représenter le plus fidèlement possible le brouillard et la fumée ainsi que les lumières issues de certains objets.

Terminons avec la sympathique animation du générique du début de Monstres & Cie. C’est signé Geefwee Boedoe et animé par Patrick Seimer.

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