Disparition

Pas besoin de croire aux petits hommes verts - ou gris, il existe plusieurs théories - pour apprécier les histoires de science-fiction. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une des meilleures série télévisée du genre, Disparition (Taken en version originale).

Diffusée fin 2003 sur les écrans français, cette mini-série produite par Steven Spielberg se situe à mi-chemin entre X-Files et Les 4400. Pour ceux qui n’aiment pas trop les séries qui se déroulent sur plusieurs saisons, sachez que celle-ci a été développée dans un format un peu différent puisqu’elle n’est composée que de 10 épisodes de 88 minutes.

Impossible cependant de ne pas voir les épisodes dans l’ordre puisque Disparition est un récit qui s’étale chronologiquement sur une cinquantaine d’années. Ce serait un peu comme envisager de regarder 24 heures chrono dans le désordre.

Le récit est captivant, bien écrit et contrairement à certaines séries, il n’y a pas d’épisodes moins bons que d’autres. Je n’ai d’ailleurs pas vraiment eu le sentiment de regarder une série mais plutôt un très long film qui a été découpé en tronçon pour être plus digeste (et permettre les pauses pipi).

Pour résumer, l’histoire s’intéresse à trois familles ayant été en contact, d’une manière ou d’une autre, avec les extraterrestres. Dit comme ça, on peut s’attendre à un air de déjà-vu mais pas du tout. La force du scénario est de s’intéresser aux familles, sur plusieurs générations.

Comme la plupart des bandes-annonce américaine, ils cherchent avant tout à en mettre plein les yeux mais Disparition est plus subtil qu’une simple apparition de soucoupe volante.

L’histoire commence après la Seconde Guerre Mondiale, le 1er juillet 1947 : un ancien militaire est hanté par des cauchemars, liés à des flashs survenus dans le ciel alors qu’il pilotait un avion de guerre. Parallèlement à cela, un OVNI est retrouvé à Roswell avec à son bord, 4 aliens morts. L’armée tente évidemment d’étouffer l’affaire. Pendant ce temps, une mère de famille recueille pour la nuit un étranger blessé qui semble avoir des pouvoirs étonnants.

Dit comme ça, la connexion entre ces évènements n’est pas encore évidente mais très vite, les différents protagonistes vont se retrouver liés, qu’ils le veuillent ou pas.

C’est Leslie Bohem, scénariste et co-productrice, qui a écrit les dix épisodes. Via cette intrigue, elle raconte aux spectateurs l’histoire des évènements paranormaux du XXème siècle :

- Roswell, cette petite ville des États-Unis où un ovni se serait écrasé en 1947.

- La zone 51, cette base secrète où l’armée américaine aurait gardé les preuves de l’existence des extraterrestres.

- Les lumières de Lubbock d’après les photos (soi-disant) d’ovnis publiées en 1951 dans le journal Lubbock Evening Avalanche.

- Les foo fighters, ces sphères lumineuses qui auraient été observées dans le ciel.

- Les implants, ces corps étrangers se trouvant dans le cou d’humains ayant été enlevés par les extraterrestres et permettant de les suivre et de les retrouver dans le but de pratiquer d’autres expériences.

Pas étonnant que Steven Spielberg soit à l’origine de Disparition. Sa filmographie illustre son goût pour le paranormal : Rencontres du troisième type (1977), E.T. (1982) et depuis cette série La Guerre des mondes (2005). Il est également producteur du film qui sera prochainement sur les écrans, Cowboys & Aliens, de Jon Favreau et avec le James Bond actuel, Daniel Craig.

Cette mini-série a été filmée à Vancouver, la ville où ont été tourné la majorité des épisodes de la série X-Files. Particularité étonnante, elle a été réalisée par dix personnes, chacune tournant un épisode. Dans l’ordre il y a eu Tobe Hooper, Breck Eisner , Sergio Mimica-Gezzan, Bryan Spicer, Félix Enríquez Alcalá, Thomas J. Wright, Jeremy Paul Kagan, Jeff Woolnough, John Fawcett et Michael Katleman.

Comme très souvent avec tout ce que Steven Spielberg entreprend, le succès a été au rendez-vous et surtout les récompenses prestigieuses. Dans la catégorie Meilleure Mini-Série, ils ont obtenu un Emmy Award, un Satellite Award, un Television Critics Association Award, un Saturn Award

Disparition bénéficie d’un casting de qualité. On retrouve entre autre Joel Gretsch, acteur principal ensuite de la série Les 4 400, mais également Julie Benz (Dexter), Eric Close (FBI : portés disparus), Catherine Dent (The Shield)… Mais celle qui est la plus impressionnante, c’est Dakota Fanning qui interprète le rôle d’Allie, la petite fille au cœur de l’intrigue.

Cette jeune fille, âgée d’à peine huit ans au moment du tournage, fait aujourd’hui partie des actrices en devenir dont raffole Hollywood. Très tôt, elle se retrouve à la télévision, alternant publicités et petits rôles dans des séries populaires (Urgences, Ally Mc Beal, Friends). Mais dès l’âge de 7 ans, elle se fait remarquer pour son interprétation de la fille de Sean Penn dans Sam, je suis Sam. Elle obtient par la même occasion cinq prix et le privilège d’être la plus jeune actrice jamais nommée au Screen Actors Guild Award. C’est à cette époque que Steven Spielberg la repère pour interpréter l’une des actrices ainsi que la narratrice de Disparition. Par la suite, elle a joué, entourée de grandes pointures tels que Kevin Bacon, Charlize Theron, Denzel Washington ou encore Tom Cruise (dans La Guerre des Mondes de Steven Spielberg bien sûr). Sa filmographie ferait pâlir plus d’un acteur.

Depuis, la petite fille est devenue une très belle adolescente (16 ans) et le cinéma lui offre désormais des rôles d’un autre registre. Depuis le second volet (Tentation) elle fait désormais partie de la saga Twilight. C’est également aux côtés de Kristen Stewart (Belle dans Twilight) qu’elle vient de tourner The Runaways, un biopic sur la rockeuse Joan Jett. Son look de petite fille sage en prend un sacré coup, années 70 oblige, elle porte des grands talons et beaucoup de maquillage sombre autour des yeux.

Fermons la parenthèse Dakota Fanning. L’essentiel étant de vous expliquer à quel point son interprétation est incroyable pour une petite fille d’à peine 8 ans. Son rôle est à l’une des pierres les plus importantes de l’édifice du script.

Trêve de pacotille, je ne saurais que trop vous conseiller de plonger dans cette histoire qui mêle intrigue, suspense et paranormal. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à vous procurer le coffret DVD de Disparition.

© affiche, CultureConfiture, avion/ovni/champ, award, dakota fanning 8-16, taken

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