L’écrivain et son bureau

Nous connaissons les écrivains au travers de leurs écrits. C’est logique puisque le propre de l’écrivain est de transmettre une histoire, des émotions et des réflexions via des mots.

La force de l’écrivain, c’est d’arriver à projeter le lecteur dans un univers qui lui est propre sans forcément livrer les détails de sa vie privé. Et si l’on souhaite découvrir une partie de cette intimité, quel endroit résume le mieux la personnalité de l’auteur ? Son bureau.

Parce que c’est le lieu de la création, là où les idées se transforment en phrases, c’est surtout l’endroit où l’écrivain passe le plus de temps. Se créé un lien intime avec cette pièce, ce mobilier.

Il y a bien sûr plusieurs styles, l’ordonné - comme Raymond Queneau dans cette interview - et l’abscisse le bordélique - voir Cabu vers la fin de cet article. À l’époque de la plume et même de la machine à écrire, les feuillets par dizaines pouvaient joncher le sol. De nos jours, avec l’ordinateur, tout n’est pas systématiquement imprimé et le projet, dématérialisé, prend moins de place. Reste que généralement, les écrivains aiment s’entourer de livres et avec le temps, ça a tendance à déborder des bibliothèques !

Il est parfois possible de découvrir l’environnement dans lequel l’artiste a vécu et créé. Je vous propose une visite dans l’intimité d’auteurs célèbres via un aperçu de leurs bureaux.

Pour commencer, voici des clichés malheureusement sans leurs propriétaires, aujourd’hui disparus.

Jane Austen

(1775-1817)

Aussi étrange que cela puisse paraître, la pauvre Jane n’avait pas plus d’espace pour écrire. Cela ne l’a pas empêché de créer des chefs-d’œuvres.

Charlotte Brontë

(1816-1855)

George Bernard Shaw

(1856-1950)

Rudyard Kipling

(1865-1936)

Virginia Woolf

(1882-1941)

Ernest Hemingway

(1899-1961)

Georges Simenon

(1903-1989)

Roald Dahl

(1916-1990)

Voici maintenant les auteurs en plein travail.

À l’époque d’Émile Zola, il était encore de coutume de peindre les artistes et les personnages importants.

Émile Zola

(1840-1902)

Depuis, la photographie a généralement remplacé le procédé picturale.

Louis-Ferdinand Céline

(1894-1961)

Simone de Beauvoir

(1908-1986)

Eugène Ionesco

(1909-1994)

Jean d’Ormesson

(1925)

Ça n’est clairement pas son bureau mais qu’importe, cet assemblage de livres bien empilés prête à sourire et semble coller avec la personnalité qui se dégage de l’auteur.

Nicolas Bouvier

(1929-1998)

Susan Sontag

(1933-2004)

Cabu

(1938)

Mention spéciale à Cabu (bien que surtout dessinateur) qui semble ne pouvoir créer qu’au milieu d’un univers encombré tendance typhon.

Terminons avec les auteurs contemporains, amis des chiens.

Stephen King

(1947)

Amy Tan

(1952)

Je vous invite à visiter d’autres “bureaux” grâce à la sélection établie par le journal britannique The Guardian.

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5 commentaires pour “L’écrivain et son bureau”

  1. Dim dit :

    Le bordel est souvent source d’inspiration. Vive le bordel! (mais chez les autres).
    En la matière je pense que Bacon était imbattable…
    http://images2.hiboox.com/images/4707/diapo2kzdv2ik.jpg?9

  2. Culture Confiture dit :

    @ Dim : Oh My God ! C’est innommable à ce niveau (chez les autres, oui, uniquement chez les autres !

  3. salah dit :

    c’est trés bie

  4. Ce que disent les objets 4. Le tiroir de Laurent Thévenot | La pensée du discours dit :

    [...] et photographiques sur la question. Sur le blog Culture Confiture, un joli billet sur les bureaux d’écrivains ; sur le site du Guardian, un reportage sur les writers’ rooms ; et sur Crispbook, un [...]

  5. Henri-Dominique Paratte dit :

    Moi, je suis définitevement du côté Cabu. Mais ce n’est pas parce que je veux: c’est qu’une activité en génère une autre, pour écrire une nouvelle on a peut-être besoin de dix articles et quatre bouquins plus l’internet, et puis on a tous ces carnets qu’on écrit tout le temps, les archives qui s’accumulent, les magazines et les journaux qu’on lit, bref…la vie, quoi. C’est un tourbillon. Que disait André Breton? La beauté sera convulsive ou ne sera pas (il aimait bien donner des ordres, André Breton). bref, ce qu’on crée appartient à la beauté, peu ou prou, et la création est forcément convulsive. Sauf pour les musées, une fois que l’écrivain est mort…

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