Semaine mariage : “L’accro du shopping dit oui”

Dans le monde de la Chick-Lit, il est une reine nommée Sophie Kinsella. L’une de ses héroïnes les plus prolifiques - parce que oui, il s’agit toujours d’une héroïne afin que la lectrice puisse tant que possible s’identifier à elle - se nomme Rebecca Bloomwood. Becky - son surnom officiel - se fait plus généralement appeler “l’accro du shopping”. Et ça n’est pas peu dire…

Incapable de résister face à un écriteau “promotion”, elle est prête à risquer le découvert dans le seul but de pouvoir ressentir ce frisson de joie lorsqu’elle sort d’une boutique avec un sac contenant l’objet qui lui a fait faire des économies. Bah oui, puisqu’il avait 10% de réduction pour 100$ d’achat minimum ! Bon d’accord une cuillère à confiture de l’époque victorienne n’est pas l’achat le plus utile actuellement mais il y a forcément un jour où l’on a besoin d’une cuillère à confiture victorienne, non ?

Quoi qu’il en soit, qu’importe l’objet ou le vêtement, ce qui compte c’est ce bonheur d’acheter et surtout d’avoir l’impression de faire une bonne affaire. Becky est comme ça, naïve et enflammée.

Et son déménagement à New-York avec Luke - l’homme de son cœur, heureusement riche - n’est pas la meilleure solution pour calmer sa frénésie des boutiques. Heureusement pour elle, elle a pu concilier sa passion et son métier. Elle est désormais conseillère de vente personnalisée au rayon vêtements d’un grand magasin de la big apple.

Au début du roman, Becky s’apprête à retourner en Grande-Bretagne afin d’assister au mariage de son ancienne colocataire et meilleure amie, Suze - aucun lien avec la boisson à la gentiane. En tant que demoiselle d’honneur, Becky se doit d’être sublime. Pas question de porter une robe imposée comme dans le film 27 dresses. Cette fois-ci pas d’achat hors de prix mais une création personnelle de son meilleur ami styliste inconnu.

Pour ceux qui auraient vu au cinéma Confessions d’une accro au shopping, cette adaptation mélange principalement les deux premiers tomes de cette saga : Confessions d’une accro au shopping et L’accro du shopping à Manhattan. Cependant le mariage de Suze, qui n’apparaît que dans le troisième tome, est déjà visible à l’écran dans le long-métrage (beaucoup de changements d’ailleurs).

Mais là n’est pas l’élément le plus important de l’intrigue. Sans vous révéler quoi que soit et puisque le titre nous prévient avant même de commencer, Luke demande Becky en mariage.

Voilà, ça y est, elle va enfin avoir accès à toutes ces boutiques qui lui étaient auparavant interdites : robes de mariée, boutiques de dragées, imprimeur pour les cartons d’invitation. Bref, un nouveau monde merveilleux s’ouvre à elle.

Tout commence avec les magazines pour futures mariées. Extrait :

Elle tend la main derrière elle et ramène un tas de magazines. “Mariées,” “Mariées d’aujourd’hui,” “Mariage et Maison”. Tous aussi luisants et appétissants qu’une assiette de beignets tout frais (…) Je promène un doigt hésitant sur “Votre Mariage”. J’ai peine à croire que j’ai vraiment le droit de lire ça, maintenant. Sans me cacher ! Plus besoin de passer des heures devant le stand du marchand de journaux, de regarder quelques pages à la dérobée, comme quand j’engloutis un gâteau en me demandant si quelqu’un m’a vue.

Viendra ensuite les essayages de robes et l’incroyable difficulté de prendre une décision définitive entre toutes ces tenues plus belles les unes que les autres. Les dégustations de gâteaux seront un peu plus simples, suffit d’être gourmande. Quand à l’élaboration de la liste de mariage, un vrai bonheur. Se promener dans les allées des boutiques en notant tous les objets dont elle rêve et que les gens vont carrément lui offrir, là c’est le paradis.

Sauf que forcément, tout ne va pas se dérouler comme prévu, autrement ce ne serait pas drôle. Et puis même dans la vraie vie, un mariage ne s’organise pas toujours exactement comme on l’avait imaginé !

Entre les beaux-parents qui mettent leurs grains de sel, le choix de la robe et les soucis professionnels de son futur mari, Becky ne sait plus où donner de la tête. Mais son principal problème, c’est elle-même. Elle est tout simplement incapable de dire non, de peur de blesser les gens. Doit-elle se marier en Angleterre dans une ambiance familiale afin de faire un mariage dans la tradition ou doit-elle faire de son mariage une réplique géante des contes de fées qui l’ont bercés depuis toute petite ?

Alors, choisira t-elle l’ambiance fête de famille comme dans Bridget Jones ou le mariage de princesse façon Sex and the city (le film) ?

© L’accro du shopping dit oui, film, couverture 2, victoriasbridal

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