Semaine Mariage : la Marche Nuptiale

Quand on est une nana et qu’on vient d’avoir une demande en mariage, on pense tout d’abord à la robe - enfin dans au moins 97% des cas ! Puis vient le moment où l’on imagine la cérémonie. Là on se voit dans LA robe que l’on a forcément trouvé et qui nous sublime, avançant pour rejoindre notre futur époux. Bon d’accord, tout le monde n’est pas obligé de faire ça mais on a tous forcément déjà vu cette scène dans des films américains.

Bref, vous visualisez le tableau. Et quand vous imaginez cette scène, y a pas un p’tit air de musique qui vous trotte dans la tête ? Allez, même vous chers lecteurs masculins vous voyez forcément ce à quoi je fais référence.

Faites sonner les cuivres “Tin, tin, tin, tin” - ne répondez pas Milou où vous risquez de briser le romantisme de la scène. Je reprends “Tin, tin, tin, tin… Tin, tin, tin, tin… Tin, tin, tin, tin...” Enfin bon, je vais pas vous la chanter virtuellement jusqu’au bout, vous voyez de quoi je parle.

Pour ceux qui ont toujours connus cet air sans jamais réussir à le nommer, sachez qu’il s’agit de la Marche nuptiale de Felix Mendelssohn. Ceci n’est qu’un extrait du Songe d’une nuit d’été op. 61, une musique de scène créée en 1843 d’après la pièce éponyme de Shakespeare.

Sa première utilisation lors d’un mariage remonte à celui de la reine Victoria, en 1858. Dès lors, des milliers de couples ont choisis de commencer ou de conclure, c’est selon, la cérémonie de leur mariage avec cette marche. Le plus souvent les mariés l’utilisent pour la cérémonie religieuse mais rien n’empêche de la faire jouer pour la mairie, pensez simplement à demander l’accord au préalable car chaque municipalité a ses habitudes.

L’autre Marche Nuptiale, tout aussi célèbre, est celle de Wagner. Cette marche est extraite de l’opéra Lohengrin. Ce “chœur des fiançailles”, comme appelé dans l’opéra, a été composé en 1850  et se trouve dans la scène 1 de l’acte III. Pour l’écrire, Wagner s’est inspiré d’un air pré-existant.

Il arrive que les mariés choisissent ces deux marches nuptiales pour la cérémonie. Dans ce cas, la Marche Nuptiale de Wagner est plus souvent utilisée pour l’entrée et celle de Mendelssohn, pour la sortie.

Mais qui dit cérémonie religieuse ne dit pas forcément possibilité de faire jouer ces airs non religieux dans des lieux saints, encore une fois il est préférable de se renseigner auprès de celui qui dirige l’union.

Je n’ai pas de chiffres concernant l’utilisation de ces airs mais je suis persuadée que beaucoup de couples désireux d’avoir un mariage dit “classique” les utilisent. Si certains veulent faire des sondages, sachez qu’en France, il y a entre 250 000 et 300 000 mariages célébrés par an !

Je ne vous citerais pas toutes les options possibles mais il y a quand même quelques autres airs que l’on entend fréquemment. Parmi ceux-là, l’Ave Maria de Schubert - attention, pas de boulette, si vous le voulez, précisez bien Schubert au risque de vous retrouver avec l’autre Ave Maria célèbre de Gounod ! Pas que ce morceau soit mauvais mais l’effet est légèrement différent.

Encore une fois, cet Ave Maria de Schubert n’a pas été composé pour être interprété dans les mariages. Non, il s’agit du lied nommé Ellens dritter Gesang, extrait du cycle La Dame du lac (op. 52).

Voilà donc le “Top 3″, si je puis dire, des airs entendus lors des célébrations de mariage. Certains détournent d’autres airs célèbres comme Pomp and Circumstance, cette marche militaire composée par Edward Elgar en 1901 et que l’on entend généralement lors des remises de diplômes dans les pays anglo-saxons.

Je n’ai pas eu d’entrée en musique mais si tel avait été le cas, j’aurai pu opter pour un autre classique des mariages, le Canon de Pachelbel. Ce morceau baroque a été composé en 1677 par Johann Pachelbel pour trois violons et une basse continue. Il a depuis été réadapté pour orchestre symphonique et c’est généralement cette version que l’on entend. Dans le morceau d’origine, les trois violons ont la même partition qu’ils jouent en décalé de deux mesures (excepté à la toute fin) ce qui créé le canon. Seul le rythme change mais l’air de base reste inchangé sur l’ensemble du morceau. À la fois doux et mélodique, l’effet arrive crescendo ce qui accompagne bien l’avancée de la mariée.

Au final, musique ou pas, chacun fait comme il l’entend. Rien ne vous empêche de rentrer sur du Claude François ou du Jean-Jacques Goldman. Le plus important reste encore celui ou celle que vous allez épouser !

© clé de sol, TheWickedNorth, bunyung, rose, Daishi001, lpfilholuizinho

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