Les clips du “King of the Pop”

Michael Jackson n’est plus, nous le savons tous.

Aujourd’hui a lieu l’office en mémoire du Roi de la pop alors pas de mots, simplement de la musique et des images afin d’illustrer le talent et le génie de cet artiste hors du commun.

Impossible de parler des clips de Michael Jackson et même carrément de l’histoire des clips sans parler de celui de la chanson Thriller.

Depuis 1981 et la création de la chaîne MTV (= Music Television), les maisons de disque dépensent de grosses sommes d’argent pour que les clips de leurs artistes soient diffusés sur la chaîne, véritable podium pour faire exploser les ventes d’un album.

Mais le véritable tournant concernant les clips arrive en 1984 avec Thriller, le clip de l’album éponyme de Michael Jackson. Déjà que l’album est le plus vendu de tout les temps mais là les spectateurs sont époustouflés par ce qu’ils découvrent à la télévision.

Le clip est réalisé par John Landis, un réalisateur de long métrage reconnu (The Blues Brothers), tourné sur une pellicule 35mm (utilisé au cinéma) et surtout il dure quasiment 14 minutes alors que le titre fait moins de six minutes. Ce clip est un vrai court-métrage avec un scénario, un début, une fin et non pas juste une chanson filmée. En France, c’est Mylène Farmer qui fera ce genre de clip ” court-métrage “.


Il existe, pour la première fois de l’histoire, un making-of du tournage du clip (partie 1, partie 2, partie 3, partie 4 & partie 5).

Sept ans plus tard, autre première dans le monde du clip avec Black or White, extrait de l’album Dangerous. Ce clip réalisé à nouveau par John Landis dure 11 minutes mais c’est surtout la première fois que la technique du morphing - un visage qui se transforme en un autre - est utilisée.  Cela permet d’illustrer les paroles qui prônent la mixité sociale.

Au début du clip vous aurez remarqué Macaulay Culkin, le jeune garçon de Maman, j’ai raté l’avion.

Le clip a été diffusé en mondovision, c’est-à-dire que le 14 novembre 1991, 500 millions de téléspectateurs l’ont vu en même temps.

Voici la version longue du clip mais sachez que les quatre dernières minutes ont généralement été censurés pour cause de violence à l’écran.

Avec They Don’t Care about Us, de l’album HIStory (1995), Michael Jackson surprend encore. En effet, deux clips totalement différents vont être tournés par Spike Lee.

Le premier a été tourné en extérieur, dans une favela de Rio de Janeiro. Le chanteur y semble assez naturel. Il est entouré de percussionnistes.


Mais le chanteur n’est pas vraiment satisfait. Il préfère retourner le clip. Cette fois, Michael Jackson est dans la peau d’un prisonnier. Derrière les barreaux, il se révolte. Au fond de sa cellule se trouvent des écrans qui diffusent des images de souffrances, de famine mais aussi de guerre et de bavures policières.

Le clip, jugé trop dur, est boycotté par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures


En 2001, Michael Jackson accuse Sony et son PDG, Tommy Mottola, d’avoir saboté la promotion de son album Invicible. Est-ce la raison pour laquelle le chanteur n’est pas présent dans le clip de son single Cry ? La vidéo réalisée par Nick Brandt nous montre des gens, un peu partout sur Terre, qui se tiennent la main afin d’être plus fort, ensemble, pour changer le monde.

Il est très rare que Michael Jackson n’apparaissent pas dans ses clips. Dans ces cas là, il s’agit toujours de clips reprenant des images d’archive représentant la misère et la pauvreté dans le monde comme dans Heal the World ou Man in the Mirror. Dans HIStory, on voit des gens danser avec en fond des images d’archives du chanteur lui même. Le thème n’est pas similaire.

Dans Cry, Michael est accompagné par une chorale représentée par les gens qui se tiennent la main. Contrairement aux clips cités précédemment, les images sont pleines d’espoir.


Concluons avec le clip le plus esthétique selon mon avis complètement subjectif. Le titre Stranger in Moscow n’a pas été un grand succès public aux États-Unis, contrairement à sa réception en Europe.

Le clip, par contre, a beaucoup plu. Ce film en noir et blanc bénéficie d’un grand travail sur la lumière. De plus, l’effet de ralenti vient renforcer l’esthétique des plans.

On y voit six personnes seules, dans une ville, et n’ayant aucun contact avec le reste du monde. Alors que tout les autres cherchent à se protéger de la pluie, ces six individus, dont Michael Jackson, vont ou restent dehors.

Selon J. Randy Taraborrelli, un des biographes de Michael Jackson, cette situation serait basée sur la vie privée du chanteur. Apparemment, et ce malgré son succès, le roi de la pop aurait régulièrement déambulé dans les rues, à la nuit tombée, dans le but de rencontrer de nouvelles personnes, voire des amis, avec qui discuter. ” Even at home, I’m lonely. I sit in my room sometimes and cry. It’s so hard to make friends… I sometimes walk around the neighbourhood at night, just hoping to find someone to talk to. But I just end up coming home “.


© Michael Jackson fond bleu, Stephane1969, lucile18, sister951, signorino49, mjjunior11, dodo3003

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