Le Steak Frites

Relativement simple et basique, ce plat n’en est pas moins le repas préféré de certains. Faut dire, cette belle viande, bien saisie et ces frites dorées à souhait… hum, impossible d’y résister.

Après il y a steak frites et steak frites. Je m’explique. La cuisson, aussi bien de la viande que de l’accompagnement, nécessite un minimum de maîtrise. Il s’agit d’adapter la cuisson aux goûts de chacun : steak bleu, saignant, à point, bien cuit et frites dorées ou très croustillantes !

Mais ça va bien au-delà. Il existe des astuces pour bien préparer ce plat. Et comme je ne veux pas simplement vous faire baver d’envie, soyez rassuré, je vais partager avec vous ces secrets…

Dans “steak frites”, il y a “steak”. Dans la majorité des cas, lorsque l’on propose un steak, il s’agit d’une tranche de bœuf ! Ce que beaucoup ignorent, c’est que la couleur de la viande dépend du taux d’oxygène présent. Elle n’est en rien un indice de qualité. L’idéal étant de préparer la pièce avant qu’elle ne soit attaquée par des nuisibles (mais stoppons là toute description qui risquerait de vous couper l’appétit).

La préparation du steak diffère selon les pays. Par exemple, en Yougoslavie la viande est marinée pendant une semaine  dans du vinaigre et de l’huile végétale avant d’être cuite. Philou, sur le site 750 grammes, vous propose un steak belgo-irlandais avec une recette différente selon la cuisson désirée :

- Le steak bleu au whisky et au foin (oui, oui, je sais ça semble étrange)

- Le steak saignant avec une huile au poivre noir

- Le steak à point avec du beurre au thé fumé

Mais si vous préférez une version “au naturel”, Capoue vous conseille, pour la cuisson, de ne pas mettre la matière grasse dans la poêle mais de l’étaler au pinceau de chaque côté de la viande.

Saviez-vous qu’il existe une déesse du Steak ? Cette déesse en surpoids - d’où l’insulte “t’es un steak toi” signifiant qu’une personne est trop grosse - aurait demandé à deux émissaires de réunir tous les bovins de la Terre. Ayant échoués, elle les aurait rallié pour l’éternité. Cette déesse ferait même l’objet d’une religion en France mais personnellement, je n’ai jamais rencontré de fidèles pour me prouver l’existence de cette foi.

Libre à chacun de vénérer un steak mais je préfère encore le dévorer !

Passons aux “frites”. L’association steak + frites est bien française. Ailleurs, on observe quelques différences. En Angleterre, on trouve généralement en plus de la tomate ou des oignons frits et en Italie, plus particulièrement à Florence, le steak est accompagné d’haricots de Toscane. Toujours est-il que même lorsque l’on a le choix, il est quasiment impossible de résister à l’appel de la frite.

Arrêtons-nous quelques instants sur l’Histoire de la frite - oui, oui, avec un grand H. Chacun sait que l’on doit la présence de la pomme de terre sur notre territoire à un certain Antoine Parmentier. Avant de faire le succès des fast-foods, la pomme de terre a évité plusieurs famines.

Comme toujours lorsqu’il s’agit de frites, les Belges et les Français ne sont pas d’accord.

- Les Français soutiennent la thèse d’une création de la frite sur les ponts de Paris durant la Révolution Française. Elle se serait d’abord appelée « pommes Pont-Neuf ». Curnonsky, défenseur de notre bonne vieille cuisine du terroir, a d’ailleurs déclaré « Les pommes de terre frites sont une des plus spirituelles créations du génie parisien ».

- Les Belges affirment que dès la fin du XVIIème siècle, les Wallons faisaient frire des petits poissons. L’hiver, le gèle rendait impossible la pêche et donc les fritures. Ils décidèrent alors de découper des formes de poissons dans des pommes de terres et de les faire frire de la même manière.

Bon point pour les Belges qui ont ouvert, à Bruges, le musée de la frite.

Toujours est-il que ces frites ont tellement plu aux Britanniques et aux Américains, qu’ils ont rapporté la recette dans leurs bagages au retour de la Première Guerre Mondiale. Aux États-Unis, ils les ont renommé french fries et en Grande-Bretagne, on parle de chips.

Les frites c’est bon. On peut en trouver facilement déjà prêtes et surgelées au supermarché, à pas cher dans les fast-foods ou carrément dans les véritables friteries (nord de la France et Belgique uniquement). Mais puisque l’on parle cuisine et recette, autant parler des frites “maisons”.

Tout d’abord, choisissez des pomme de terres “à frites”, c’est-à-dire une variété farineuse et à large teneur en matière sèche (Bintje, Manon, Agria, Vitelotte…). Plus ce taux de matière sèche sera élevé, moins la frite se gorgera d’huile en refroidissant. Parce que c’est ça le plus surprenant, si on n’ajoute pas 3 kilos de ketchup et/ou de mayonnaise, les frites ne sont pas si caloriques que ça… à condition de bien les préparer.

Concernant la découpe de la pomme de terre, la taille de la frite aura une influence majeure sur l’absorption d’huile. Plus la frite est fine, plus la surface en contact avec la matière grasse est grande. La pomme de terre ne contient que 0,5% de lipide contre 25% (en moyenne) pour la version frite. N’hésitez pas à faire des frites plus larges. Ensuite, rincez bien vos frites crues afin d’enlever l’excès d’amidon. Si vraiment vous avez du temps, alors plongez-les carrément dix minutes dans de l’eau chaude et salée, la cuisson n’en sera que meilleure. Que vous choisissiez un rinçage rapide ou long, l’important c’est de bien essorer les frites avant de les cuire.

Commence alors la première cuisson. Plongez vos frites dans de l’huile bien chaude (130 à 160°C) pendant une dizaine de minutes. Pour la matière grasse, les puristes préfèrent la graisse de porc ou de bœuf mais d’un point de vue diététique, surtout lorsqu’on a des problèmes de cholestérol, préférez l’huile végétale (arachide, végétaline). Stoppez la cuisson des frites lorsqu’elles commencent très légèrement à se colorer. Si elles sont dorées, c’est déjà trop tard !

Sortez vos frites et épongez-les sans attendre avec du papier absorbant. C’est là que réside l’astuce pour des frites légères : c’est lorsqu’elles refroidissent et donc qu’il n’y a plus de vapeur d’eau à se dégager, que la frite absorbe la matière grasse qui l’entoure, pas avant. Il suffit donc d’éponger rapidement vos frites pour les empêcher de trop “graisser”. Replongez ensuite vos frites dans un bain d’huile à 180°C pendant 3 à 4 minutes (durée à adapter selon la taille des frites), histoire de bien dorer ces bâtonnets délicieux ! Recommencez l’opération “absorption de l’huile” et servez bien chaud car les frites ne supportent pas d’être réchauffées à nouveau.

Autre astuce pour préparer des frites en limitant la quantité de gras, la friteuse Actifry de SEB qui cuit un kilo de frites avec une seule cuillère d’huile !

Conclusion, si vous venez de vous friter avec quelqu’un, mangez des frites et vous aurez la frite !

Maintenant que vous avez parfaitement réussi la cuisson du steak ET des frites, vous pouvez savourer ce plat avec un peu de vin : Brouilly, Saint Estèphe, Médoc, Côte du Rhône,… plus de détails sur ce site.

Si vous n’avez pas réussi votre steak frite et/ou que vous n’aimez pas cuisiner, rendez-vous dans toutes les brasseries des grandes villes, vous trouverez sans peine ce plat proposé au menu.

Pour les amateurs canadiens, rendez-vous chez Le steak frites et pour les amateurs américains, direction Steak Frites à New-York.

Je me dois malgré tout de vous informer que d’après des études très sérieuses, il serait dangeureux pour la santé de consommer trop souvent un steak frites donc veillez à ne pas en prendre au petit déjeuner ET au goûter !

Quelques informations “culturelles” pour compléter le sujet.

- Si vous n’avez pas peur de saigner des oreilles, écoutez I want a steak frites sur l’air des tubes de Queen.

- Pour le cinéma, je vous propose un petit assortiment : Jojo la Frite, Steak, La Frite, Un steak trop cuit, Le jour des frites,…

- Pour les enfants, offrez le livre La princesse transformée en steak-frites, un conte de fée moderne et culinaire.

Dernière précaution avant de vous lâcher dans la nature, seul et naïf face au danger que représente une frite : sachez qu’en 2008, une femme ayant glissé sur une frite dans un fast-food, a réclamé 100 000€ de dommages et intérêts à Quick car cette frite était là où elle n’aurait pas du être.

Conclusion, c’est toujours ” ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus…!

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4 commentaires pour “Le Steak Frites”

  1. Fanny dit :

    il n’est encore que 08h47 mais tu m’as vraiment donné faim avec ton steak frites rrrrrr
    Moi j’adore ça ainsi que que le steak haché frites comme quand on est petit dans les cafét’ :)

  2. Culture Confiture dit :

    @ Fanny : c’est clair ça donne envie, surtout les frites maisons que je ne mange malheureusement pas assez souvent :)

  3. Romain Michel dit :

    Salut! Quel est votre numéro de marque Cardsapp?

  4. Laura David dit :

    Bonjour, je ne peux pas vous trouver sur CardsApp, quel est votre CBN?

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