Comme une impression de déjà-vu

Le choix de l’affiche est primordial dans le processus de promotion d’un long-métrage. En effet, c’est elle qui, en une seconde, informera le spectateur des acteurs présents à l’écran ou encore du genre. Bref, c’est la carte d’identité visuelle du film. Il faut donc redoubler d’effort pour être à la fois efficace, précis et surtout inventif au risque de ne pas attirer suffisamment de spectateurs dans les salles obscures.

Heureusement, certains créa nous régalent d’une création esthétique/drôle/poétique/trash voir un petit peu tout ça à la fois.

Malheureusement, certains créa aiment tellement certaines affiches qu’ils n’hésitent pas à “pomper” l’idée principale ou à en réutiliser les codes. Il y a même des copies tellement honteuses - comme ci-dessus - que c’est un affront d’imaginer qu’on puisse ne rien remarquer.

Quelques exemples de travaux de ces cancres qui n’ont pas hésité à copier sur leur voisin de classe !

(ci-dessus les affiches ne se ressemblent pas vraiment mais elles nous livrent toutes, à l’aide des petites flèches, de brèves infos sur les personnages)

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais selon le genre cinématographique, certaines couleurs prédominent sur l’affiche. Par exemple les films d’actions ou d’horreur ont souvent une dominante noire avec du blanc et du rouge. C’est quelque chose qui est intégré inconsciemment dans notre esprit. Le succès d’une affiche peut influer sur l’interprétation future des autres affiches reprenant ces codes. Les spectateurs s’attendront à quelque chose de relativement similaire. Les publicitaires jouent sur ces réflexes instinctifs.

Parfois l’affiche est créée en fonction d’un ancien succès de l’acteur principal. Utiliser la même recette n’est pas toujours synonyme de succès à la clé ! Mais qu’importe si ça fait “tilt” dans notre esprit.

Certaines affichent se ressemblent pour la simple et bonne raison qu’elles utilisent des codes religieux avec lesquelles personne n’est censé jouer.

D’autres fois, la raison est plus simple : les affiches se ressemblent car elles font toutes partie d’une saga. Il s’agit donc de suivre une sorte de “charte graphique” afin que le spectateur sache tout de suite de quoi il s’agit.

Heureusement, comme le témoignent les exemples ci-dessous, l’affiche peut tout simplement être, même dans le cas d’une parodie, un hommage à un film, à un réalisateur ou à un genre. Le souci du détail (typo, couleur, photo) est donc extrêmement important.

Le plus fort à ce petit jeu là c’est Disney. Autant au niveau des affiches il n’y a rien à redire, elles sont assez différentes. Mais concernant les scènes imaginées pour les différents longs-métrages, il y a une sérieuse dose de “repompe”, au sein même du studio qui plus est. Gain de temps et d’argent ou simple souci d’efficacité ?

C’est drôle, avant de voir cette vidéo je ne m’étais jamais rendue compte d’un tel copier-coller. C’est surtout dans les scènes de danse que la ressemblance est la plus frappante.

Et oui, c’est aussi ça la magie de Disney !

© Allociné, Imdb, universdisney

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10 commentaires pour “Comme une impression de déjà-vu”

  1. Sacha dit :

    Bon article!
    C’est des sacrés escrocs chez Disney, ça m’a quand même donné envie d’en regarder un )

    Va voir sur Joe la pompe

  2. Culture Confiture dit :

    @ Sacha : ouais, je trouve que ça fait un peu radin sur les bords le coup de disney
    mais bon, ça reste mortel et puis surtout, ça marche !

    Merci pour l’info “Joe la Pompe”, c’est mortel !

  3. » Archive du blog » Audrey Tautou s’affiche dit :

    [...] importante pour la promotion et accessoirement, le succès d’un film. Dans l’article Comme une impression de déjà-vu, j’avais mis en relation les affiches qui se ressemblent alors que les films en question sont [...]

  4. Alex dit :

    Pas mal, sauf, peut-être pour les affiches de La Couleur Pourpre et Le Premier Cri… En dehors du fait que les deux femmes sont en contre-jour… c’est la seule ressemblance, c’est un peut mince…

  5. valentin dit :

    Sauf que Panique à Needle park est un chef d’oeuvre de Jerry Schatzberg qui précède de 12 ans le Scarface de DePalma… le copieur n’est pas celui qu’on croit!
    Et pour Sin City et The spirit, ils sont simplement adaptés de l’univers graphique de Frank Miller d’où la prédominance du noir/blanc/rouge… Mais je l’accorde The Spirit reste un navet.

  6. Culture Confiture dit :

    @ valentin : déjà que le Scarface de DePalma est un remake du film du même nom d’Howard Hawks (en 1932) !

    merci pour la précision concernant Frank Miller, effectivement je n’avais pas précisé :)

  7. - CGWeb dit :

    [...] parodiés les affiches des films auxquels ils font référence. Cette fois il ne s’agit pas de copies pas discrètes mais bien d’une volonté [...]

  8. Carembole dit :

    Sympa ce petit article! Et moi qui me demandais pourquoi je confondais tous les films…

    Une petite remarque toutefois pour le truc de disney à la fin: la princesse de gauche c’est Giselle, celle de Il était une fois, et elle rappelle volontairement les autres princesses de Disney: Ariel dans la gestuelle, la belle au bois dormant pour la maison dans les bois et le reve du prince charmant, blanche neige à cause de la méchante belle mere qui lui fait bouffer de la pomme empoisonnée, Cendrillon pour les animaux qui l’aident à la couture et au ménage et la chaussure qu’elle perd à la fin… et j’en passe! Enfin bon, y’a plein de trucs volontairement pompés dans tous les Disneys, donc c’est un peu normal que ça se voie! ;)

  9. Culture Confiture dit :

    @ Carembole : merci pour ces précisions utiles !!!

  10. CinemaLibre dit :

    Je trouve ce blog médiocre franchement comparer deux Becker en disant je cite “un travail de cancres qui n’ont pas hésité à copier sur leur voisin de classe !” je vous prie un eu de tenue dans vos propos comment un réalisateur copierait sur lui même, un peu jugeote. Quand on ne possède pas toutes les connaissances nécessaires il serait plus judicieux de s’abstenir de débiter des inepties sur internet.

    cordialement

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