La Chick Lit

La Chick Lit vous connaissez ??? Non ? Bon je vous donne un indice. Si je vous parle de Sophie Kinsella, Lauren Weisberger, Isabel Wollf, Helen Fielding ou encore Candace Bushnell est-ce que vous voyez le point commun ? Non, toujours pas ? Aaargh, allez, je vais éclairer votre lanterne. Toutes ces femmes sont des auteurs de littérature dite “féminine”. Attention, je vous arrête tout de suite, je ne parle pas des romans d’amour de la collection Harlequin mais bien de ces romans écrits PAR les femmes POUR le marché féminin.

C’est un genre littéraire tout récent, à peine plus de dix ans d’existence, qui suit certains codes, certaines thématiques : l’héroïne est une jeune femme de la classe moyenne, la vingtaine limite trentaine, souvent célibataire - tout du moins au début de l’histoire - ayant des amis mais un job pas vraiment passionnant lié au monde des médias, faisant toujours attention à son apparence et ayant parfois des problèmes avec ses parents. L’ensemble de l’histoire doit être teintée d’humour et de dérision. Dernière chose quasi indispensable, le happy end, car l’héroïne, aussi bien que les lectrices, a été bercée par les contes de fées.

Le mouvement a débuté aux États-Unis en 1996 avec le roman de Candace Bushnell, Sex and the City, qui raconte l’histoire de quatre amies new-yorkaises. Depuis, l’histoire a été adaptée avec succès à la télévision et au cinéma. Le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding, publié en 1997 en Grande-Bretagne, est venu confirmer ce mouvement. De la même façon, le succès lié à l’adaptation de l’œuvre a permis de renforcer la vente des livres dits de Chick Lit. L’avantage de ce genre de romans, c’est que nous, lectrices, nous retrouvons un peu dans les personnages. On a toute un petit quelque chose de Carrie Bradshaw, Bridget Jones ou Rebecca Bloomwood. Et si ça n’est pas le cas, alors on fantasme sur leurs vies. Quoi qu’il en soit, on se sent proche, ce qui aide à adhérer à l’histoire.

En France, les auteurs ont plus de mal à s’adapter à l’écriture dite de “type” anglo-saxonne. Notons tout de même quelques exceptions dont Alix Girod de L’Ain, journaliste pour le magazine ELLE qui a écrit De L’autre côté du lit dont l’adaptation cinématographique, portée par le couple Sophie Marceau-Dany Boon, est sortie récemment dans les salles.

Aujourd’hui, il existe une tripotée de romans pour nanas. Facilement reconnaissables grâce à une couverture colorée et surtout “girly”, ils sont vendus à un prix raisonnable (en misant en priorité sur le format de poche). Ils sont, d’un point de vue littéraire, assez facile d’accès et ce, dès l’adolescence. Certains dénoncent un manque d’intérêt et de renouvellements dans ces histoires stéréotypées. D’autres vont jusqu’à parler de sous littérature populaire. Qu’importe les critiques, je pense que la Chick Lit a encore de beaux jours devant elle.

Comme cité précédemment, il arrive régulièrement qu’Hollywood adapte ces romans à succès. À tous les fans de Sex and the City et du Journal de Bridget Jones, je vous conseille d’aller voir en mai prochain Confessions d’une accro au shopping, la version grand écran du roman de Sophie Kinsella. Pour vous faire une petite idée du style, voilà la bande-annonce ainsi qu’une citation de l’héroïne : “si l’on pouvait porter des vêtements neufs tous les jours, la dépression nerveuse n’existerait plus“. C’est dire sa passion pour les fringues !

Plusieurs romans à succès ont des suites. C’est le cas des aventures de Rebecca Bloomwood, accro au shopping. Sophie Kinsella, l’auteur et ancienne journaliste financière - comme son héroïne - a écrit cinq romans à son sujet. Véritables best-sellers aux États-Unis et en Angleterre, elle a vendu 15 millions de livres dans 35 pays. Le film fait un mix entre les deux premiers romans : Confessions d’une accro au shopping et L’accro du shopping à Manhattan. Pour celles qui connaissent, l’héroïne du film n’est plus anglaise, mais américaine. Elle est interprétée par Isla Fisher que vous avez pu voir entre autre dans le film Definitely, Maybe (Un jour, peut-être en vf) ou bien dans les pages people des magazines puisque c’est la compagne de l’acteur Sacha Baron Cohen (Borat à l’écran). Fermons cette parenthèse who’s who.

Soyons honnêtes, les romans de Chick Lit ne méritent pas le prix Goncourt mais restent une lecture fraîche et rigolote sans prise de tête. À mon avis, il faut voir ces livres comme les compagnons idéals de vos lectures sur la plage, dans le train ou bien comme une pause entre deux livres plus “sérieux”. Reste que les éditeurs ne sont pas encore prêts à lâcher cette poule aux œufs d’or !

© ShopaholicMovie, J’ai Lu, Pocket, Allocine, Bechicmag, entertainment.timesonline

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3 commentaires pour “La Chick Lit”

  1. » Archive du blog » Do You Speak French ? dit :

    [...] très bien se débrouiller. Le plus drôle c’est lorsqu’elle est engagée, comme dans Confession d’une accro au shopping, pour jouer le rôle d’une française parlant anglais avec un accent terrible… comme [...]

  2. » Archive du blog » Semaine mariage : “L’accro du shopping dit oui” dit :

    [...] le monde de la Chick-Lit, il est une reine nommée Sophie Kinsella. L’une de ses héroïnes les plus prolifiques - [...]

  3. » Archive du blog » Pets Model dit :

    [...] À moins que vous ne préfèreriez vous inspirer directement des tenues vues dans les films hollywoodiens comme cet exemple qui ressemble fortement à une scène de Confessions d’une accro au shopping. [...]

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