Incognito

Incognito c’est un film sur la RATP, la musique, la célébrité mais c’est avant tout un film sur l’amitié !  Incognito c’est un film avec Jocelyn Quivrin (99 Francs, Notre univers impitoyable, Ca$h…) et Franck Dubosc (et oui il est aussi dans le film, pour toi, public !). Incognito c’est un film dans lequel Bénabar, chanteur de son état, joue… un chanteur. En tout cas, Incognito c’est pas le film  d’Alain Bergala, ni celui de John Badham, non c’est un film d’Éric Lavaine, le réalisateur de Poltergay (pas vu mais le pitch ne me donnait pas super envie). Incognito c’est surtout un film qui sortira dans les salles le 29 Avril 2009 et que j’ai découvert en avant-première lundi dernier (9 mars) grâce au cinéma Gaumont Opéra (Paris). Voilà en exclusivité une supeeeerbe photo de toute l’équipe (bon d’accord il faisait sombre, c’est flou et j’étais tout en haut de la salle, même le zoom n’a pas suffit, mais au moins vous avez le sentiment d’y être !)

Je ne vous raconterai pas toute l’histoire, rassurez-vous, d’ailleurs le synopsis dévoile suffisamment de l’intrigue. J’imagine que la bande-annonce, qui ne devrait pas tarder à être diffusée sur nos écrans, en révèlera encore davantage (comme toujours de nos jours… enfin ça c’est un autre débat).

EDIT : si vous voulez quasiment tout voir du film, cliquez-ici pour voir la bande-annonce.

Tout ça pour vous dire que je partais, bêtement, avec un léger a priori basé sur euh bah en fait, pas grand chose, juste le sentiment que les gags risquaient d’être lourds dans une comédie sans rythme. Et bien figurez-vous que j’ai ri (ok mais je suis bon public aussi) oui j’ai ri et plutôt deux fois qu’une. J’ai été séduite par cette petite histoire sans prétention qui tient la route.  J’ai bien aimé les personnages principaux mais il faut avouer que le film réunit une belle brochette de rôles secondaires de grande qualité (Anne Marivin, Isabelle Nanty, Yolande Moreau, François Damiens…).

Les détracteurs diront que Franck Dubosc fait encore son “comique” ou que Bénabar n’est sur le film que parce qu’il chante mais que nenni l’ami. Il est certain que Franck Dubosc, dans le rôle d’un mime sans succès un peu très lourd, continue à graviter dans l’univers qu’on lui connaît mais je trouve que dans le cas présent (c’est le premier film en tant qu’acteur pour lequel il n’a pas participé à l’écriture) la mayonnaise prend bien. Bien sûr, comme dans toutes comédies il y a une part d’excès, d’exagération comme au début du film qui se passe en 1995 et où l’on voit les personnages avec une coupe de cheveux terriblement grossière, peu crédible mais qu’importe, très vite le film nous emporte et Franck Dubosc trouve sa légitimité au sein de cette bande de potes.

Concernant Bénabar, c’est la première fois qu’il passe devant la caméra (et pour l’occasion on lui a teint les cheveux en noir, ça fait plus rock star). D’autres chanteurs avant lui l’ont fait (Jacques Brel, Jacques Dutronc ou plus récemment Cali dans Magique ou encore Benjamin Biolay dans Didine), reste que la critique l’attend probablement au tournant, prête à le lapider sur la place publique parce qu’en France, on n’aime pas les artistes qui veulent une étiquette différente de celle qu’on leur a collée (mais ça aussi c’est un autre débat).

Ce que l’on connait moins du parcours de Bénabar (Bruno Nicolini) c’est qu’il a déjà un pied bien ancré dans le monde du cinéma. Dans les années 90 il a, un temps, été régisseur adjoint sur des tournages (son père étant lui-même régisseur). Il a aussi été scénariste pour plusieurs séries dont H (Canal +) avec Éric Lavaine qui n’est autre que le réalisateur d’Incognito. Il a composé la musique de plusieurs films (Madame Édouard, Le lièvre de Vatanen et Incognito). Mais il a surtout réalisé trois courts-métrages : Nada Lezard, Sursum corda et José Jeannette, film à l’humour noir et grinçant qui a obtenu un prix au festival de Cognac. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ce court disponible sur le DVD Bénabar Live au Grand Rex, je vous invite à cliquer ici. Reste que comédien, c’est pas tout à fait la même mélodie. Bénabar s’en sort plutôt pas mal dans le rôle de la star qui veut passer incognito et j’espère qu’après ça, d’autres réalisateurs lui permettront de jouer d’autres choses plus éloignées de sa propre expérience. Petite précision, contrairement à ce que j’ai lu par endroits, il ne s’agit pas du tout de l’histoire vraie de Bénabar, c’est une fiction. D’ailleurs, le réalisateur a demandé à Bénabar de se, je cite “débénabariser” c’est-à-dire d’écrire des chansons pour le film qui ne soient pas dans le style qu’on lui connaît. Là-dessus, j’émets un bémol, il nous est difficile de ne pas penser un minimum à Bénabar lorsqu’on voit Bénabar chanter, avec sa voix si particulière, une chanson qu’il a écrite (même si c’est pour le film et non pas pour un album perso).

Incognito n’est pas le film du siècle, mais je peux vous garantir, si vous aimez les comédies françaises, que vous ne serez pas déçu. Si en plus vous voulez voir Jocelyn Quivrin manger des raviolis au chocolat (si si c’est lui qui le dit) ou encore que vous voulez vous rincer l’œil en matant les fesses de Franck Dubosc (y a pas de trucage, enfin presque pas, je vous jure, j’ai le témoignage du réalisateur lui-même) alors ce film est fait pour vous. Mais si vous voulez simplement passer un bon moment fait de rires et de chansons, c’est tout aussi valable.

Pour les plus curieux d’entre vous qui veulent voir les coulisses du film, je vous renvoie à l’émission Tête à Claps qui a réalisé un mini making-of d’Incognito. Et pour ceux qui se demandent ce qui a bien pu se dire après la projection l’autre jour, j’ai mis en ligne quelques vidéos (enfin c’est tout noir mais au moins y a du son) :

Voilà un petit mot des acteurs principaux ainsi qu’un commentaire de Franck Dubosc à propos du fait de vouloir passer incognito lorsqu’on est une célébrité (deux autres commentaires de Bénabar sont disponibles sur la page CultureConfiture du site YouTube).

© Allociné, tommy001, YouTube CultureConfiture,

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