“The Divine Comedy” et la France

The Divine Comedy s’inspire directement du poème de Dante La Divine Comédie. Je te rassure cher lecteur, je ne vais pas te parler d’enfer ou de purgatoire mais juste un petit peu du paradis. En effet, lorsque l’on écoute la musique de The Divine Comedy on est en droit d’espérer que l’on sera éternellement bercé par ce genre de mélodies !

La musique de qui ??? The Divine Comedy est un groupe disons pop, même si en réalité c’est plus subtil que ça, créé en 1989 par Neil Hannon, auteur-compositeur-interprète irlandais. Au fur et à mesure des albums, les musiciens qui l’entourent changent, Neil Hannon demeurant la pierre angulaire du groupe.

Voilà une petite compilation des dix titres (cliquez pour écouter) :


Pour la petite histoire, le titre du dernier album en date, Victory For The Comic Muse, est une référence au tout premier album Fanfare For The Comic Muse (1990).

Et la France dans tout ça, qu’est-ce qu’elle vient faire là ???

Remontons aux sources puisque la musique de The Divine Comedy a été fortement influencée par REM, Scott Walker mais également par Jacques Brel ou encore Serge Gainsbourg. Et bien figurez-vous que lorsque l’on se penche un instant sur la discographie de Neil Hannon on y trouve des musiciens français. En effet, il a écrit les paroles de Somewhere Between Waking And Sleeping du groupe français Air. Plus tard, il a été contacté par Jane Birkin qui cherchait quelqu’un ayant des chansons pour son nouvel album, c’est ainsi qu’est né Home, sans jamais se rencontrer, uniquement par conversations téléphoniques. Le hasard fait bien les choses puisque tous les éléments mélangés ensemble lui ont permis de travailler avec Charlotte Gainsbourg (fille de Serge Gainsbourg, un de ses modèles, et de Jane Birkin, avec qui il a travaillé, et dont l’album 5:55 est produit par le groupe Air que connaît déjà Neil). De cette collaboration on a pu écouter Beauty Mark et le titre le plus connu The Songs that we Sing (lien vers la vidéo du duo en live avec Neil Hannon dans l’émission “Taratata”).

On retrouve aussi la musique de Neil Hannon dans les salles obscures puisque l’un de ses titres est présent dans la bande-originale du film Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau. De même que dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Et oui, le titre Les Jours tristes, extrait de l’album L’absente, et présent dans le film, est en réalité une co-écriture de la part de Neil Hannon avec  Yann Tiersen (qui est l’auteur de la quasi-totalité de la bande son du film). Neil Hannon a d’ailleurs repris ce titre en bonus d’un de ses singles (écoutez cette version).

Leur collaboration ne s’arrête pas là puisque les deux hommes ont chanté ensemble le titre de David Bowie Life on Mars lors de la “Black Session” de Yann Tiersen. Ce dernier a joué de l’accordéon sur le titre Sticks and Stones dans l’album Absent Friends de The Divine Comedy.

Dernière expérience “française” en date, les concerts donnés en septembre dernier à la Cité de la Musique à Paris. Intitulés “The Divine Comedy VO/VF”, Neil Hannon, accompagné de quelques musiciens a interprété plusieurs titres de son répertoire mais également des titres français, liés ou non à ses précédentes collaborations, le tout dans un français plus ou moins approximatif mais tellement sympathique (Joe le Taxi de Vanessa Paradis, Poupée de cire, Poupée de son de Gainsbourg, chanté à l’origine par France Gall ou encore Je changerais d’avis de Françoise Hardy). Il a ensuite fait venir sur scène le chanteur Vincent Delerm puis la chanteuse Daphné afin de l’accompagner sur différents titres tels que If, Initials B.B. ou encore Songs of Love.

Le concert était vraiment génial parce qu’unique et chaleureux. J’attends maintenant le prochain album du groupe qui devrait sortir dans la seconde moitié de l’année 2009, avec peut-être une tournée à la clé, croisons les doigts !

© thedivinecomedy, YouTube, bbc, yanntiersen

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